Premier emploi : Top 6 des critères de choix des étudiants

1. La typologie du centre

Choisir entre une enseigne spécialisée, une chaîne d’optique/audio, un discounter, un réseau d’indépendants ou un centre indépendant reste le critère de choix prioritaire du premier emploi. Leurs positionnements, leurs organisations, leurs images de marque sont différentes, ils ont, ou non, une dépendance à une marque d’aides auditives, ils offrent plus ou moins de possibilité de se former, d’évoluer. « Le statut d’indépendant, réseau ou centre, est celui qui attire spontanément les étudiants », indique le président de la FNEA Josselin Masset. Les conditions de travail et l’offre multimarques présagent, en effet, d’une plus grande liberté dans l’exercice professionnel, mais ces premières aspirations ne se concrétisent pas forcément au moment de signer le contrat de travail. « 50 % de ceux qui désignaient un réseau d’indépendants comme futur employeur se retrouvent à exercer au sein d’une enseigne. » L’importance du réseau de patients et la qualité de leur prise en charge, la réputation de la chaîne et la confiance qu’elle peut engendrer font alors la différence.

2. La localisation géographique

Exercer à l’endroit qui répond le mieux à leurs attentes constitue le second facteur de choix des étudiants, et ces attentes sont très diverses, que l’on cherche à se rapprocher de sa famille ou de ses amis, une météo ensoleillée, la proximité de la mer ou de la montagne, que l’on souhaite exercer dans un cadre citadin ou à l’inverse près de la nature, que l’on privilégie les petites villes aux allures de villages, etc. « Souvent, les candidats à l’embauche souhaitent revenir sur le territoire familial, renouer avec leurs origines, le lieu où ils ont grandi », explique Josselin Masset. D’autres désigneront une destination ensoleillée qui les fait rêver – la Corse, les départements et régions d’outre-mer (DROM) – ou préféreront l’environnement citadin des grandes métropoles (Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux). « Ils chercheront le dynamisme et le développement urbain. »

3. Salaire et avantages liés au poste

Le niveau de salaire, qui reste élevé pour un premier emploi (pouvant atteindre actuellement 4 000 à 5 000 € bruts par mois selon une étude prospective présentée par Stéphane Bardet, président d’Audition Conseil – Luz Audio, lors du dernier Congrès des audioprothésistes), n’est pas le seul argument que peut avancer un futur employeur. « Des primes qui peuvent s’ajouter au salaire fixe, un véhicule de fonction, la participation aux frais de restauration et de déplacement – voire le défraiement des trajets du domicile au lieu de travail pour les audioprothésistes « volants » – ou encore la prise en charge de l’hébergement sont des critères qui peuvent être décisifs pour le candidat. » Ensemble, rémunération et avantages occupent toujours une place importante dans le processus de choix entre deux centres et peuvent faire la différence.

4. La tentation de la spécialité

Ce critère est le quatrième qui oriente le choix du candidat quant à son premier lieu de travail. Sortir du cadre habituel de l’exercice professionnel et développer ses compétences dans un champ spécifique de l’appareillage des patients peut être tentant pour l’étudiant qui se projette dans la vie active. « Beaucoup d’étudiants évoquent l’audioprothèse pédiatrique et le réglage des implants cochléaires comme vocation pendant leur cursus », précise Josselin Masset. Quand ils atteignent la troisième année, les préférences ont souvent évolué. « Le réglage des implants est observé au cours du premier stage hospitalier et suscite logiquement un intérêt chez beaucoup d’élèves », mais cette spécialité implique une activité en CHU et le suivi d’une formation continue, ce que ne permettent pas tous les centres d’audioprothèses. « En revanche, la possibilité d’exercer une spécialité pédiatrique continue d’attirer une partie des jeunes diplômés. Ils pourront, dans ce sens, interroger leurs futurs employeurs sur le niveau d’équipement du centre permettant de réaliser l’audiométrie des enfants. »

5. Pouvoir évoluer

Les possibilités d’évolution au cours du futur parcours professionnel du candidat ne constituent pas un critère primordial pour le jeune diplômé. Cependant, elles peuvent malgré tout pousser la nouvelle recrue à se réorienter à court terme, après l’embauche, dès qu’un niveau suffisant d’expérience du métier a été atteint. Plusieurs cas de figure existent : « Celui qui veut s’installer en indépendant et ouvrir son propre centre d’audition, celui qui se trouve bien dans son enseigne et apprécie les avantages du salariat, celui qui souhaite évoluer au sein d’une structure en devenant responsable de son centre ou responsable régional, celui qui envisage l’association avec son employeur et souhaite prendre des parts dans l’entreprise, etc. »

6. L’équipe

L’équipe au sein de laquelle le futur employé va évoluer – et les collègues qui la composent – n’est que rarement évoquée au moment de choisir son premier lieu de travail. « Les candidats à l’embauche questionneront plus facilement l’employeur sur ses objectifs de développement ou le fonctionnement du centre », remarque le président de la FNEA. Pour autant, quand le stage de 3e année s’est bien passé, le relationnel et l’entraide au sein de l’équipe peuvent peser lourd dans le processus de choix de l’étudiant.